MARCOPHILIE DE SETE

CHAPITRE VIII - Marcophilie Militaire de SETE (1870 - 1950) - Guerre 1939 / 1945 - Les Réfugiés Belges
DESIGNATION
IMAGES OU OBSERVATIONS
Dés le mois de Mai 1940, des civils belges se replient dans le Sud de la France. Plusieurs communes de l'Hérault les accueillent. Sète fut un centre important de centralisation.
Un bureau des réfugiés est créé au 23 quai Noël Guignon.

Les services de l'état belge s'installent où ils peuvent en France, tentant d'échapper aux envahisseurs.

Lettre du 6 juin sur carte postale en franchise de l'armée française ( dont l'armée belge a été dotée cen urgence lors de son repli) en provenance de l'Etat Major des troupes de renfort belges à Montpellier au service des réfugiés à Sete. (noter la marque de censure)

Puis lettre du 7 Juin au service des pensions de guerre belges à Poitiers.

Poitiers avait quasiment le statut de capitale belge durant cet épisode.

Une lettre en franchise de l'armée belge du 12 juillet

Et une lettre en provenance de Vauvert du 20 juillet 1940 annulation du timbre par la griffe linéaire SETE

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L'exode de 1940 amena dans le Sud de nombreux belges souvent d'origine juive, réfugiés dans le nord de la France. Une partie de L'État major de l'armée Belge fut  repliée à SÈTE. Quelques éléments du gouvernement Belge en fuite y résidèrent également.

Ici deux pièces exceptionnelles :

Tout d'abord une lettre partie de Montigny S/s Neuville en Belgique, remise à BRUXELLES à une oeuvre de secours aux réfugiés, acheminée sur TOULOUSE. (Sans doute par un passeur).De là, elle est affranchie par la JOC (29/7/1940) puis remise à la poste pour parvenir enfin à SÈTE (31/7/1940).

Ensuite une deuxième lettre adressée au même destinataire sans doute par le même canal arrivée à Sete le 30/07/1940. (Bruxelles - Toulouse via un passeur)

 

 

 

 

 
 
Autre lettre exceptionnelle  : un envoi de SÈTE (hôpital St Charles) vers un soldat de l'armée belge en France, en franchise datée du 11 Juin 1940, soit en pleine débâcle, traitée par le bureau postal belge n°1 et renvoyée (mention "LE DESTINATAIRE N'A PU/ ÊTRE ATTEINT/  A L'ADRESSE INDIQUEE" ). Retour manuscrit et flamme d'arrivée à Sète du 29/7/1940 soient 7 semaines de pérégrinations dans la France de l'exode.

Enveloppe à en-tête du gouvernement Belge. Puis enveloppe de la préfecture avec cachet "Réfugiés français"... La désorganisation était à son comble.. A noter que le Haut commissaire était réfugié à Sete.

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Les réfugiés belges étaient  activement surveillés par la censure du courrier afin d'éviter toute tentative de résistance à partir de bases qui auraient pu se constituer en zone libre.

Cette censure était confiée aux "autorités de contrôle" (c'est-à-dire la police de Vichy). Ici un cachet "contrôlé par l'autorité militaire" du bureau de Montpellier (PA jusqu'en 1944),( le bureau de censure de Sète n'étant pas encore ouvert) et qui devait disparaître rapidement car les allemands ne voulaient pas qu'il soit fait mention de forces militaires dans la zone libre.Ce cachet a donc perduré peu de temps après l'armistice. Ici sans doute une des dernières lettres connues avec le cachet militaire.De même la flamme Krag en arrivée devait devenir muette peu de temps après.(entre septembre et décembre 1940)

La lettre G est la marque du lecteur de la censure.

 



Dés la fin des hostilités, le retour des belges réfugiés (civils et militaires) s'organise. La plupart seront rapatriés par trains car les routes et les ponts sont en mauvais état. Les administrations belges en France sont dissoutes sur ordre de l'occupant qui s'attache à faire revenir les familles belges dans leur pays. Le premier train partira de Toulouse le 12 Août et le dernier train de réfugiés rejoindra la Pelchique une fois vers le 15 septembre 1940. Voilà pour la parenthèse belge dans l'histoire de Sete.
Ordre de mission concernant les retours des ressortissants belges. On y remarquera le cachet du Haut commissaire Belge à Sete ainsi que le cachet de vaguemestre d'étapes Sete Meze Frontignan au verso.(reproduit ci-dessous)
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